samedi, décembre 22, 2007

Retour en arrière 3 : Tour de Colombie, suite et Bogotá, prise 3!

Lima, Perú

J'ai pris une résolution pour la fin de 2007! Je vais essayer de rattraper le retard sur mon blog d'ici la fin de l'année! On est toujours fin septembre dans le récit de mes aventures, ce qui veut dire que j'ai trois mois de retard! Oups! Je vais essayer de me justifier... De un, ça prend du temps écrire... et je n'ai pas que ça à faire, je suis en voyage, moi! Je m'applique à mettre à jour les photos et la carte, ainsi vous savez que je suis toujours vivant, c'est déjà ça... En plus, je dois surveiller mes comptes à distance, « brûler » des DVD de photos de temps en temps et les envoyer à la maison, répondre à vos messages, changer ma musique sur mon lecteur MP3 quand je suis tanné d'entendre les 20 et quelques albums que je peux y copier, en plus de tenir à jour Facebook. Facebook, pour les non-initiés, c'est un site web qui permet de garder contact avec ses amis... et c'est super pour avoir des nouvelles des personnes que l'on rencontre en voyage. Pour en savoir plus, Facebook. Bref, avec tout ça, j'ai une moyenne de plus d'une heure par jour d'Internet!!! Si ce n'est pas deux! Décidément, je suis un prisonnier de l'ordinateur, même en voyage! Le problème, c'est que le moins j'écris, le plus vous m'envoyez vos questions, ce qui est compréhensible... "Est-ce qu'il s'est finalement fait enlevé par la guérilla" vous dites-vous??? Bref, je prend plus de temps à répondre à chacun, dès que je peux... et j'ai donc encore moins le temps d'écrire sur mon blog! M'enfin... Je vais tenir ma résolution!

On revient à nos moutons... Et on passe à l'action, du moins au mouvement! Une douzaine de villes en moins d'un mois!!! Et pour une raison importante, mon visa de 60 jours se termine le 17 octobre et je dois avoir quitter le pays avant cette date si je ne veux pas avoir de problème. On s'était laissé donc à Bogotá, le 24 septembre, où avec une boule dans la gorge, j'ai laissé ma copine Erika. Direction Medellin, la deuxième ville plus peuplée de Colombie avec plus de 2 millions d'habitants. J'y arrive le 25 septembre. Medellin était aussi reconnue pour être le centre de la drogue jusqu'à il y a plus d'une dizaine d'année. Mais depuis la mort du fameux Pablo Escobar en 1993, abattu par la police à Medellin même, les choses ont bien changées. Même si Medellin n'est pas aussi sûr que la capitale et qu'on peut encore y trouver de la coke facilement et à bas prix, on peut s'y promener sans problème le jour ou emprunter son métro moderne (le seul colombien!) ou son metro-cable (un téléphérique à même la ligne de métro) qui permet de se rendre dans les quartiers pauvres haut perchés d'un coté de la vallée qu'occupe la ville. La vue sur la ville dans la vallée est superbe! Mais à part quelques musées intéressants, c'est la ville natale de Botero, l'artiste colombien le plus mondialement connu (après Shakira!) qui peint ou sculpte tout en gros : un gros monsieur, un gros enfant, une grosse banane, un gros couteau, un gros évêque, un gros président, une grosse pomme. Bref, à part les musées, les sculptures grosses de Botero et quelques édifices modernes ici et là, la ville n'a pas grand chose à offrir et est plutôt laide avec ses bâtiments de briques rouges où l'accent n'est pas trop mis sur la finition visuelle. Medellin, on y va surtout pour y faire la fête... au son de toute sorte de musiques, mais, où bien sûr domine la salsa. J'en profiterai aussi, entre deux soirées, pour aller à Guatape, à une heure de là, où un gigantesque caillou (de 220m de haut!) domine un réservoir artificiel formé par un barrage hydroélectrique dans les années 70. Ressortent d'une eau bleue intense, des centaines d'îles. Depuis le sommet du Peñol (le gros caillou), la vue est à couper le souffle!

Bref, après 4 jours à danser jusqu'à 4h ou 6h du matin... je me dirige vers Manizales où je retrouve Erika! Et oui, c'est un long week-end et elle a décidé de venir me rejoindre pour quelques jours. Ça tombe bien, son amie Natalia que j'avais rencontré à Bogotá, vient juste de déménager ici. On visite la ville qui est très calme mais beaucoup plus sympathique que Medellin. Il y a un parc national pas trop loin, le parc national Los Nevados... On s'y rendra pour une randonnée en haute altitude (quelques 4000m) jusqu'à la base des glaciers. La première neige d'Eri! On ne se baignera pas dans les piscines d'eau thermale prévu à la fin du tour. On en profitera pour se reposer (j'ai bien dit reposer!) une petite heure de notre fatigante marche, en se faufilant dans une chambre entrouverte de l'auberge du complexe. Retour à Manizales, et c'est déjà le lendemain et les adieux.

Et je me dirige solito vers Armenia, la capitale du café. Je n'y passerai qu'une nuit parce que l'objectif est Salento où je débarque le 3 octobre. C'est un petit village typique et super tranquille qui m'attend. Et une auberge des plus accueillantes... où je passerai 3 jours à ne rien faire... sauf me reposer et marcher vers la vallée magique de Cocora non loin. Y pousse l'arbre national colombien, ou Palma de Cera del Quindío, un palmier géant tout en longueur qui peut atteindre 70m de haut! Ils émergent de la brume à mon arrivée au fond de la vallée. En continuant sur le sentier, j'arriverai au même parc Los Nevados visité il y a quelques jours depuis Manizales. Mais je n'ai pas le temps et la tente pour y dormir, donc après une bonne truite de rivière servie sur une assiette de patacon géant (banane plantain écrasée au rouleau et frite... exquis!), je retourne en Jeep taxi à l'auberge.

Puis j'arrive à Cali le 5 octobre. Cali, la capitale mondiale de la salsa! Pas la salsa de tomate... la salsa, la danse! Ici tout le monde a l'air de professionnel... mon ami Feyeux se régalerait! La ville est plus chaleureuse que les précédentes, et plus chaude aussi! C'est aussi la ville de las caleñas... les filles les plus belles de Colombie paraît-il? Enfin avec un peu d'aide de silicone, il va sans dire... enfin, je serai un peu déçu... Pour moi, les filles de Bogotá sont bien plus jolies en moyenne... mais je ne suis pas très objectif, je sais : Erika est bogotana. Enfin, le temps de visiter la ville rapidement, rencontrer quelques caleños sympas qui nous emmèneront essayer quelques pas de Salsa dans les bars de la ville, et me voilà reparti deux jours plus tard pour Popayán!

Popayán, la cité blanche! Très jolie, mais il n'y a pas grand chose à faire à part déambuler dans les rues et monter sur la colline voir la vue de la ville. Ce sera donc seulement une escale d'une nuit, et je prends la route de San Agustin au petit matin. Une longue route interminable sur un chemin de terre à une moyenne de 30km/h. On arrive, avec une américaine et un allemand sympas, rencontrés dans le bus, à un village perché dans les montagnes. Les paysages sont superbes (allez voir les photos!!!) et les gens plus qu'accueillants, comme d'habitude en Colombie. Malgré un empoisonnement alimentaire, qui me terrassera pendant deux jours, je vais quand même visiter le parc archéologique de San Agustin où on retrouve des centaines de figurines et sculptures précolombiennes. La plus impressionnante étant réalisée dans le roc à même le sol, où les artistes ont déviés un ruisseau pour qu'il fasse parti de l'oeuvre.

C'est après une journée à rester couché, et avec toujours quelques crampes au ventre, que je prendrai le bus pour Bogotá. Treize heures de route pour passer les quelques jours qui me restent en Colombie avec ma colombienne bien-aimée! On ne veut pas rester à Bogotá pour la fin de semaine, alors on prend un bus jusqu'à Guatavita, à deux ou trois heures à l'est de la capitale. L'histoire de cette petite ville de 7000 habitants mérite d'être racontée. Dans les années 60, on a décidé d'inonder la vallée où le village prenait place pour en faire un réservoir, le « embalse » de Tominé. On a donc construit un nouveau village, tout de blanc, d'une architecture très caractéristique (un mélange de vieux et de neuf), puis on a déplacé la population (et les morts!) avant d'inonder maisons, cimetière, églises et commerces... Il y a quelques années, on voyait encore le sommet du clocher de l'église parait-il. La nouvelle municipalité est maintenant visitée les fins de semaine, par les bogotanos surtout, pour son caractère unique et pour relaxer de la grande ville (il n'y a qu'un bar ici!). Ce qu'on a fait avec Erika, relaxer, et profiter des derniers moments ensemble avant de se revoir au Pérou, prévu pour le mois de décembre. En effet, le hasard fait bien les choses, Eri et sa soeur pensait justement visiter le pays des Incas durant leurs vacances du temps des fêtes. On doit donc se revoir quelques semaines au Pérou, ce qui rendra les adieux plus faciles on espère.

Et malheureusement, ces adieux arrivent vite. Nous voilà de retour à Bogotá, on est le 15 octobre, et j'ai deux jours pour quitter le pays. Ce que je ferais en deux étapes. Premièrement un bus jusqu'à Pasto, dans le sud du pays... 19h!!! Visite rapide et dodo bien mérité. Puis le lendemain matin déjà, deux heures de trajet jusqu'à Ipiales, où je prendrais quand même le temps de visiter le Sanctuaire Las Lajas et son église construite sur un pont au dessus d'un canyon. Joli. Et enfin, un peu plus tard, le jour même de l'expiration de mon Visa, je laisse ma chère Colombie pour retrouver l'Équateur, où j'avais passé un an en 2005. Mais j'en suis certain, j'y retournerai un jour en Colombie!

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Well said.