Ça fait un mois que je n'ai pas écrit... Il s'en est passé des choses depuis!
Déjà l'itinéraire... Au Nicaragua donc, de León je suis allé à Granada, où j'ai passé quelques jours aux alentours, dont une journée à Managua la capitale (rien de vraiment intéressant là-bas, mais je ne manque jamais les capitales!). Puis de Granada, bus jusqu'à Rivas et San Jorge puis ferry jusqu'à Isla Ometope (deux volcans au milieu du lac Nicaragua, le plus grand d'Amérique Centrale). Ensuite, un autre bateau de nuit jusqu'au bout du lac, à San Carlos (10 heures de traversée), puis le matin même, une lancha jusqu'à El Castillo, une forteresse du 18ième siècle sur le fleuve San Juan au milieu de la jungle (près de la frontière du Costa Rica). Après ce sera la traversée de la frontière, toujours en bateau, au niveau de Los Chiles. Puis en route le même jour pour San José, pour repartir le lendemain sur la côte caraibéenne, à Puerto Viejo. Après quelques jours sur la plage et à faire la fête, retour à San José où Rob, l'australien avec qui je voyage depuis Grenada, doit prendre l'avion le lendemain. Ed, un anglais avec qui j'avais été sur le volcan Momotombo un mois plus tôt, puis rencontré par hasard dans la bateau de Ometepe à San Carlos me rejoint à San José puis on se dirige ensemble à Quepos et Manuel Antonio, sur la côte Pacifique. Après une escale à Uvita, un village moins touristique, toujours sur la côte Pacifique, on passe la frontière du Panama au niveau de Paso Canoas pour se rendre à David. Après une nuit dans un hostal littéralement tout mauve (de la couleur des murs, à la brosse de toilette, en passant par les ventilateurs dans les chambres, et au stylo pour s'inscrire à la réception)... bref, après une nuit dans cette hostal étrange, on traverse les montagnes panaméennes pour se rendre à Almirante où l'on prendra un bateau pour Isla Colon, Bocas del Toro, où je me trouve présentement! En passant, vous avez tout ça sur la carte dans la section Carte/Map du site web! Comme je ne peux pas tout vous raconter le dernier mois, je résume les faits saillants, donc 1 mois en quelques paragraphes!
Le hasard des rencontres
Comme je l'ai mentionné plus tôt, dans ce genre de voyage, on rencontre des gens et on les revoie par hasard dans un autre lieu, quelque jours ou semaine plus tard... Mais je pense qu'on a fait fort avec Sébastian, un allemand sympa à l'accent anglais très british (en effet, il vit à Londre depuis plusieurs années). La première rencontre avec Seb remonte au 31 mars dans un bus au Bélize en se rendant à Punta Gorda pour prendre un bateau vers Livingston au Guatemala. En passant, je suis forcé de me fier aux dates des photos parce que j'ai perdu mon journal à l'hostal de Granada... Quatre mois de notes perdues!!! Je garde espoir que quelqu'un, un jour, le retrouve et m'envoie un courriel... On passe donc avec Seb quelques jours ensemble à Livingston, puis nos routes se séparent. Je me promène au Honduras. Puis plus de 3 semaines plus tard, le 23 avril exactement, on se revoie par hasard à l'hostal de San Salvador... en fait, on ne fait que se croiser, à peine le temps de se raconter ce que l'on a fait depuis Livingston. Puis le temps passe encore et je l'aperçois début mai dans une rue de León au Nicaragua... je l'interpelle, on discute un peu et on se dit qu'on se recroisera sûrement dans un bar de la ville. Dans les deux semaines que je suis resté à León (il en a fait de même, ai-je appris par la suite), on ne s'est pas revu. Puis, mi-mai, à Granada, qui j'aperçois dans un hamac de l'hostal? Sebastian! On ira ensemble voir le cratère du volcan Masaya. Puis, je me rend à Ometepe avec Rob, comme je le mentionnais plus haut, puis le jour de quitter l'île, devinez quoi? Sébastian attend pour prendre le même bateau que nous! Finalement, on passera les prochains jours ensemble jusqu'à El Castillo et jusqu'à la frontière du Costa Rica. Je pensais bien m'en être débarrassé, et lui aussi... Figurez-vous qu'à peine arrivés à Bocas, monsieur a le culot de s'être installé quelques jours plus tôt dans notre hostal! On ira fêter nos retrouvailles le soir même! Enfin, je crois bien qu'après 6 rencontres complètement non planifiées, on se recroisera malheureusement plus pour quelques temps... Seb est maintenant de retour dans son pays, en Angleterre... quoi que, on ne sait jamais!!!
Histoire de bus
En quatre mois et demi de voyage, ça en fait des trajets de bus... Au moins une centaine depuis le début. Il en existe quatre types. Premièrement les bus de villes, pour les trajets urbains. Souvent très polluants, rarement récents et parfois simplement deux planches de bois en arrière d'un pickup ou d'un camion de marchandise. Le coût de passage est de quelques sous, souvent l'équivalent de 25 cents. Puis il y a les minibus, pour les trajets courts ou plus généralisés dans certains endroits (par exemple, autour de Tikal, au Guatemala, un peu partout au Honduras, ou pour les trajets express au Nicaragua). Ce sont souvent de petites camionnettes Toyota, où on se tasse à quinze ou seize, parfois vingt! Au Costa Rica et au Panama, ils sont généralement climatisés et assez récents. En général, on paie de un à deux dollars par heure de route, dépendemment du pays, argent récolté par un homme qui se tient dans la porte coulissante et qui crie la destination au fil des arrêts ("Managua! Managua!"). Ce n'est pas très confortable, mais souvent assez rapide comme moyen de transport. Puis, on en vient aux fameux chicken bus, dont je vous ai parlé au Guatemela, ces anciens bus scolaires jaune nord-américains, souvent repeints aux couleurs flamboyantes! En fait, ils ne se limitent pas seulement à ce pays, mais sont généralisés dans toute l'Amérique Centrale (et en Amérique du Sud aussi d'ailleurs). Par contre, selon la richesse du pays, on les retrouve partout ou seulement dans les régions rurales. Mais le principe reste le même, entasser le maximum de personnes et de marchandises dans (et sur!) un véhicule conçu pour en contenir au moins trois fois moins! Sans compter les animaux, aliments de toute sorte, ameublements, bicyclettes, etc. Là, le travail du bus-boy (appelons le comme ça, il n'a pas vraiment de nom...) est assez exigent. Il doit collecter l'argent aux passagers selon leur destination, donc traverser le bus bondé pour le faire, et plusieurs fois par trajets, au fur et à mesure que les gens embarquent. Ça prend une méchante mémoire pour se souvenir qui a payé dans ces bus contenant parfois plus d'une centaine de personnes! Si vous voulez le mélanger un peu, vous pouvez essayer de changer de place pendant le trajet... Étonnamment, il va quand même se souvenir si vous avez payé et même de où vous allez descendre! En plus de tout ça, c'est lui qui est le préposé aux chargements/déchargements, que ce soit dans le bus ou sur le toit! Bref, c'est toute une expérience que de voyager avec ce moyen de transport, où l'on crois souvent qu'on va y passer un jour ou l'autre! Mais à part le petit accident sur la route d'Antigua, ce sont les bus les plus fiables et à l'heure que j'ai pris depuis le début du périple. On ne peut pas en dire autant des autobus voyageurs, c'est gros bus "luxueux" et récents... On les retrouve surtout au Mexique et au Costa Rica, ou dans les autres pays pour les longs trajets internationaux. Il faut souvent acheter son billet à l'avance, et compter de 2 à 4 dollars par heure de trajet. Ils sont souvent les plus confortables, bien que souvent, l'air climatisé n'est pas en fonction et dans ce cas, ils ont tendance à être pas mal plus chaud que n'importe quel bus! Pour ce qui est de leur fiabilité, ce n'est peut-être que de la malchance, mais je n'en suis pas convaincu... Deux petits exemples. Arrivés au Costa Rica à la frontière du Guatemala, le premier bus qu'on prend s'avère à être un gros autobus voyageur à deux étages, avec vue panoramique en avant au deuxième! Mais je déchante vite, pas d'air climatisé, et on suffoque! Puis à trente minutes de l'arrivée, un accoup, et le bus s'arrête: bris de transmission. On devra attendre une bonne heure sous la pluie avant qu'un autre bus vienne nous chercher! Puis lors du trajet de retour de Puerto Viejo à San José, toujours au Costa Rica, à peine parti, on s'arrête dans un garage pour réparer une crevaison du côté droit. Puis même pas 30 minutes plus tard, autre crevaison du côté gauche!!! Pourtant les routes costaricaines ne sont pas si pire que ça! Bref, on attend un bon deux heures avant que la roue soit réparée. Mais en voyage, le hasard fait bien les choses, comme on le sait maintenant! Qui se trouve dans le restaurant de l'arrêt imprévu? Valérie, que j'avais rencontré en Équateur! Je savais bien qu'elle était au Costa Rica, mais ne pensais pas être en mesure de la rencontrer. Bref, après avoir discuté (en québécois!) une bonne heure, on s'est quitté en direction opposée. Bref, bien des péripéties dans ces trajets de bus... Dans le fond, ça fait parti de l'expérience de "packpacking".
Costa Rica, Pura Vida Turistica!
J'ai à peine passé une dizaine de jours au Costa Rica. Et je pense que j'étais content de le quitté. C'est vrai que c'est le pays le plus développé d'Amérique Centrale. Ça se voit dans les routes, les maisons, la propreté générale du pays, la pauvreté bien moins visible, etc. Mais hélas ça se voit aussi dans le coût de la vie ici. Et pour un backpacker proche de ses sous, c'est pas trop bon. Oui, le pays est très joli, la nature est resplendissante, ils y a des animaux sauvages partout. Quoique... Avec Rob (mon ami australien que j'ai rencontré au Salvador), Seb (vous savez, le gars que je rencontre partout!) et Ed (un anglais avec qui j'avais monté le Momotombo au Nicaragua), bref avec tout ce beau monde, on a fait notre arrivée en lancha sur une petite rivière qui coule du Costa Rica vers le lago de Nicaragua. Sur le trajet, la nature sur les rives est superbe, remplie d'oiseaux de tout genre, tortues, crocodiles et singes, sans compter les poissons qui sautent hors de l'eau ici et là. Le plus beau trajet en bateau sur une rivière dont je me souvienne. De plus, en plus des 4 gringos mentionnés plus haut, on se retrouve avec la population locale, qui va pour affaire ou loisir au Costa Rica, très authentique comme expérience! Mais à peine traversé la frontière, avant même le poste de douane quelques 15 minutes plus loin, un bateau-bus-expédition de touristes (un peu comme à Paris sur la Seine)... puis un autre, puis un autre! Une bonne quinzaine jusqu'à la frontière! Et non par hasard, la nature se fait pas mal moins révélatrice, plus d'oiseaux sur les rives, les singes se font rares, les crocodiles absents. Il n'y a pas de quoi s'étonner avec le trafic de bateau-bus-expédition! Avec les amis, on s'est tous dit: "Bienvenue au Costa Rica, ça va être bien différent ici..." et pour s'amuser, on a pris des photos des touristes gringos dans leur bateau-bus-expédition. Et on ne s'était pas trompé... à peine sur la route vers San José, une multitude de pancartes annonçant tel ou tel "resort" ou encore telle agence de Real Estate: "Posséder votre coin de paradis, à partir de US$ 200,000!". Ici, tout tourne autour du tourisme, on vend le pays aux étrangers... tour tout-inclus de ci, tour tout-inclus de ça! Oui, la nature est belle ici, mais c'est assez dure de se "mettre dedans" quand le sentier est asphalté et qu'il y a un kiosque souvenir à chaque virage. Ok, j'exagère un peu, j'ai quand même apprécié de nombreux endroits au Costa Rica... mais pour ça il a fallu marcher plus loin que les sentiers asphaltés et passer quelques barrières. Et là enfin, j'ai pu observer une famille de singes hurleurs dans un arbre, sur le bord d'une plage déserte, hormis un iguane qui passait par là et quelques crabes peureux. Pas beaucoup de gens étaient venus ici depuis longtemps (aucune trace de pas dans le sable!)... et c'est certainement mieux ainsi! Autres conséquences d'un tourisme omniprésent, ce que mes amis anglais appellent les lieux et gens "sketchy". Vous savez ces endroits un peu louche, ces gens un peu bizarre qui rodent autour de vous. Et bien de toute l'Amérique Centrale, le Costa Rica semble être le plus remplis de ces éléments indésirables... Je ne me suis jamais senti moins en sécurité qu'au Costa Rica. Parce qu'ici je suis un blanc, un gringo... et les gringos ont plein de frics parce qu'ils se paient des voyages tout-inclus à $5000 la semaine, ou des condos sur la mer à $300,000. Allez leur expliquer que je suis sur un budget d'une vingtaine de dollars par jour, et que ma possession qui a le plus de valeur sur moi, c'est ma vieille caméra 3Mpix d'il y a 6 ans, grosse comme un téléphone à cadran! Bref, non je n'ai pas adoré le Costa Rica... je n'ai pas détesté non plus, il y a de très beaux endroits ici, et malheureusement j'ai du en sauter des dizaines. Conclusion, venez ici en vacances, et prévoyez un bon budget si vous voulez faire des activités, similaire à un voyage à Cancun ou en République Dominicaine, mais en backpacker, si vous voulez vraiment profiter du pays, vous vous ruinerez. Ceci dit, les filles costaricaines sont très jolies, et il y a aussi ici des gens super sympas!
Voilà pour le dernier mois. Je suis maintenant à Bocas del Toro, avec ma soeur qui est venue me rejoindre quelques jours. Ça fait du bien de voir de la famille un peu, c'est un peu du Québec aussi qui vient à moi! Après quelques jours à bronzer (ou brûler, selon le cas!) sur les belles plages de Bocas, on se rendra ensemble jusqu'à Panama avec quelques arrêts dans le pays et en espérant pouvoir visiter ensemble l'Archipelle de San Blas, un bijou panaméen des caraïbes. Puis se sera la Colombie (où déjà plusieurs de mes amis se dirigent), mais j'espère mettre à jour le blog avant!
2 commentaires:
Salut Rémi!
Je suis de retour à Montréal après 1 mois au Costa Rica! Pour ma part, j'ai adoré de pays, mais comme tu le dis si bien, c'est un peu cher et très touristique par endroits. Cependant, cela ne m'a pas empêché d'apprécier au maximum mon voyage! Eh oui, je suis allée à la Bocas del Toro! On s'est manqué de peu... J'ai adoré cette île!! En tk, pour faire la fête ou se reposer, c'est le lieu idéal!
Je suis contente de t'avoir croisé en voyage! C'est vrai que parfois le hasard fait bien les choses!
bon voyage
Valérie
xxx
salut, r�mi!!!
C'est moi, Bruno, le br�silien � Leon.
Alors, maintenant je suis � Paris, mais pas pour faire le promenade en bateau sur la Seine! :)
Bocas del Toro??? Il faut que tu vas � "Ilsa Bastimento", Hostal Bastimento...
Isla Col�n est d�j� plein. Isla Bastimento est plus calme.
Donc, si tu vas � Bastimento, donne mon embrace � Andrick (proprietaire du hostal) et profite aussi le restaurant de Rebeca (une tr�s mince madame americaine).
C'est tout! Par ici, c'est tout bien. J'esp�re que � toi aussi.
Bon voyage, mon ami!
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