mercredi, mai 16, 2007

León y volcanes!

León, Nicaragua
Et bien oui, je suis toujours à León! Ça fait presque déjà 2 semaines... Alors pourquoi suis-je encore ici? Un, parce que j'ai rencontré des gens super cool... Luis, Gérald, Vincent et Adaée de Quetzaltreker, Ruth et ses amies à la plage de Las Peñitas, et tout le personnel de l'hostal où je suis en ce moment, Big Foot (soit dit en passant un des meilleurs hostals depuis le début de mon voyage). Aussi parce que ça ne coûte presque rien de vivre ici ($0.50/h pour internet, 4$/nuit @ Big Foot avec cuisine incluse, donc bouffe pour pas cher non plus!). Mais aussi parce qu'il y a plein de choses à faire et à voir ici...
León. Déjà la ville est belle... pas trop grosse, pas trop petite... tout peut se faire à pied. C'est une ville coloniale (une des plus anciennes du Nicaragua avec Granada), donc pleins d'églises tout partout (en moins de deux heures, j'en ai visité plus d'une douzaine!). Puis c'est une ville importante dans l'histoire du Nicaragua... Premièrement, il y a plusieurs siècles alors qu'elle se disputait le pouvoir du pays avec Granada... puis plus récemment lors de la guerre sandinista/contra qui a fait des milliers de morts il y a à peine 2 décennies. Il y a d'ailleurs un monument dédié aux compañeros morts au combat près de la place centrale. En fouillant un peu, on trouve des musées et des gens pour nous raconter cette période de l'histoire de la ville, mais le proche passé est loin. León est maintenant une ville étudiante où il fait bon vivre (malgré les 30 degrés et plus et l'humidité!!!)
Las Peñitas. Le Pacifique n'est pas loin... en fait à moins de 20 minutes en voiture. La plage est grande et particulièrement propre... remplies par les locaux en fins de semaine, et déserte le reste du temps... L'eau est chaude, mais attention aux courants! Ils m'ont surpris moi aussi... vite, on nage vers le rivage, on sort de l'eau et on n'y retourne plus!
Volcán Cerro Negro. Un des volcans les plus jeunes du Nicaragua... À seulement 45 minutes de la ville, il est impressionnant (même s'il n'est pas très haut, 675m). En fait, aucune végétation encore sur les flancs de roches volcaniques noires... il est encore bien trop jeune et chaud... Par contre, vous allez peut-être voir des télétubbies oranges dévaler ses pentes sur une planche de bois! C'est le nouveau sport extrême en vogue ici... Et c'est Allen, le jeune gérant australien de Big Foot qui en a eu l'idée et qui organise des expéditions plusieurs fois par semaine. On arrive donc au volcan en fin de journée entassés dans la boite de son pickup Toyota. On monte avec une planche de bois un peu spéciale (voir photos dans la section album)... c'est pas trop long, juste une petite heure. Puis, descente de 200m dans le cratère au milieu des vapeurs de souffre (ça pue!)... On remonte, on reprend notre souffle et quelques photos... et on s'habille tous en télétubbies avec nos combinaisons oranges, histoire de nous protéger un peu en cas de chute... un petit cours comment manier la planche... et nous voilà, avec le soleil couchant, en train de déballer la pente de près de 40 degrés du volcan jusqu'à une vitesse atteignant les 60-70 km/h! La pente fait 400m de long... alors un petit calcul... en 30 secondes ou moins, vous devriez être en bas. C'est pas long, mais que c'est le fun! On a presque envie de remonter pour en refaire une autre... mais il est temps de rentrer... la pluie arrive et il fait déjà noire... Il reste à passer l'essaim d'abeilles sur la route (pas normalement au programme) sans se faire piquer!
Volcán Momotombo. Un vrai grand volcan! Il domine le lac Managua juste à son nord-ouest... il est encore actif, plus aussi chaud que son cousin Cerro Negro... mais assez pour qu'on y implante une centrale électrique sur son flanc (de l'eau réchauffée dans les entrailles du volcan font tourner des turbines qui produisent près du quart de l'électricité du pays!). Un vrai grand volcan de 1280m, donc ça prend une vraie belle expédition pour aller au sommet. Quoi de mieux que d'aller voir Quetzaltreker (QT)... Et oui, ils ont une branche ici aussi (rappelez-vous, j'étais allé avec eux sur le Tajamulco au Guatemala)... Ici aussi, les guides sont des volontaires, et les bénéfices vont aux enfants de la rue, pour les envoyer à l'école et s'assurer qu'ils y restent. L'ascension sera difficile, non pas à cause de l'altitude comme au Guatemala, mais de par la chaleur et l'humidité ici... et le terrain pas très stable en s'approchant du sommet. Je me connais, "je sue donc je bois", alors j'amène 9 litres d'eau pour deux jours... 9 litres, ça fait 9 kg de plus sur le dos! Ce n'est qu'à mi-chemin après avoir but quelques bouteilles que je retrouve enfin mon sac plus trop lourd, donc demandant moins d'efforts, et moins d'eau... je sais que la partie la plus physique est passée. Ce que nous confirme nos guides Adaée et Vincent (pour une fois deux francophones, du Québec et de Suisse). Mais il reste une partie technique... Après nous être déchargé de nos tentes au camp de base, on monte les dernières centaines de mètres dans un sentier pas trop stable, sur une pente de près de 40 degrés... on se rend assez vite compte du danger à voir les roches que l'on fait dévaler sans faire exprès... bref, on surveille la personne au dessus de nous, c'est pas le temps de se prendre un caillou sur la tête! Finalement arrivés en haut, la vue est magnifique... Le cratère est en forme de "U" depuis que le volcan a explosé en 1609 recouvrant de cendre la ville de Léon viejo (la Pompéi d'Amérique Centrale). Encore là, à vos bandanas sur le nez, vapeurs de souffre au rendez-vous... Puis c'est la descente toujours aussi périlleuse dans les roches volcaniques... Enfin on arrive à la partie amusante de la randonnée... du ski-botine sur les petits cailloux jusqu'au campement. Un gros dodo et retour le lendemain par la plage, avec une vue impressionnante sur le volcan!
Volcan Cosigüina. Je ne pouvais résister, il fallait que je fasse une autre rando avec QT. À peine de retour de Momotombo, je m'inscris pour Cosigüina deux jours plus tard. Ce volcan éteint est un des plus anciens de la région. Mais ses 872m ne reflètent pas ce qu'il a été il y a des siècles... Mais son cratère de plus de 2kms de diamètre nous permet d'imaginer son ampleur... Certains pensent qu'il devait mesurer plus de 4000-5000m. Nous voilà donc parti à 4, Jonas d'Alemagne et nos deux guides, Gerard et Luis, tous les deux de León. Ce sera une expédition plus culturelle que la précedente. Déjà, comme tout le monde parle espagnol, ça sera 3 jours sans anglais (sauf quand c'est pour parler de sujets qui pouraient choquer certains passagers, comme du décolté de la fille un peu plus loin!)... Cela nous prendra près d'une journée de bus pour nous rendre à El Rosario, aux abords de la réserve naturelle du volcan, bien que ce soit seulement à une centaine de kilomètres de León. C'est que les routes ici sont très mauvaises, et que le bus s'arrête à toutes les cinq minutes pour décharger de la marchandise dans les villages en passant. La bonne nouvelle, c'est que le toit de l'autobus se fait de plus en plus vide, on pourra donc monter là-haut pour la dernière heure du trajet. Il fait bien meilleur ici.... mais attention! une branche d'arbre!!! On arrive finalement à El Rosario, on sera les derniers à descendre d'un bus plein au double (ou au triple?) de sa capacité. On est alors accueilli par une multitude d'enfants dans le village... Comme me dit Luis, il n'y a pas d'électricité ici, alors il faut bien s'occuper dans les chaumières durant les longues soirées! On campe sur la plage (déserte et certainement une des plus belles du Pacifique depuis le début de mon voyage). Je dors à la belle étoile, de toute façon il fait bien trop chaud pour dormir dans la tente. Le lendemain, on amorce l'ascension, 7 heures aller-retour, mais en s'arrêtant toutes les 20 minutes: il n'y a pas un souffle de vent et il doit bien faire 35 degrés! Arrivés en haut, en effet, le cratère est impressionnant! Il est plus bas à plus de 500m, entouré de falaises! Malheureusement, à cause de la visibilité on ne verra pas la vue sur le Honduras et le Salvador de l'autre côté de la baie. On en apercevra par contre les lueurs depuis la plage lors de la deuxième nuit, enfin juste avant l'orage qui me forcera à rentrer dans la tente! Le lendemain, il faut se taper le chemin du retour vers León... Un arrêt dans un bain thermique naturel à Potosi sera bien apprécié pour nous laver de toute cette sueur et cette poussière!
Bref, trois excursions, trois expériences différentes! On oublie vite qu'on est dans le pays le plus pauvre d'Amérique Centrale... Mais il y a une chose qui marque... surtout en visitant la région de Cosigüina, une des plus pauvres du pays... oui beaucoup de gens sont pauvres ici, mais ils ne se plaignent pas, et la plupart sont heureux je crois... Du moins, à en témoigner de ces 4 enfants qu'on a rencontré sur la plage... Je n'ai jamais vu des enfants aussi souriants et volubiles face à des étrangers... et les photos, ce sont eux qui ont demandé que je les prenne... Vous auriez du entendre leurs rires quand ils se sont vu sur le petit écan!
J'en profite en terminant pour "ploguer" une couple de blogs... en effet, je ne suis pas le seul à voyager... Déjà, il y a mon cousin Julien qui est à l'autre bout du monde en Australie en ce moment: http://espace-photo-julien.spaces.live.com/ Puis j'ai deux amies québécoises rencontrées en Équateur il y a 2 ans qui seront en Amérique Centrale prochainement: Vicki http://vickiviajera.canalblog.com/ et Valérie http://valeriehoule.canalblog.com/ qui vient d'arriver au Costa Rica. Il y a aussi d'autres adresses intéressantes de voyageurs dans la section Liens/Links .
Je vous annonce que je quitte León demain pour Granada... enfin, c'est le plan...
Portez-vous bien et à bientôt!

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Petite rectification... www.vickiviajera.canalblog.com

Je te lis avec toujours autant d'envie!!!

Anonyme a dit...

Merci pour le plog primo.
Apparemment tu ne t'embetes pas, au vu des photos tu vois plus de chicas que moi de kangourous.
N'oublie pas de continuer a bouger, a ce rythme tu vas y rester 2 ans... cela dit peut etre que ca me permettra de te rejoindre, on ne sait jamais.
ciao
ju